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Accueil > S'informer > Maladie de Charcot > Causes

À ce jour, les causes exactes de la maladie de Charcot (SLA) ne sont pas pleinement élucidées. Il s’agit très probablement d’une maladie multifactorielle, impliquant plusieurs mécanismes simultanés.

Causes génétiques de la maladie de Charcot

Environ 30 à 40 % des formes familiales de SLA sont dues à des mutations sur des gènes identifiés, comme :

  • SOD1
  • C9orf72
  • FUS
  • TARDBP (codant pour TDP-43)

Ces mutations peuvent entraîner une accumulation de protéines anormales, une toxicité cellulaire, ou une mauvaise élimination des déchets neuronaux. 

Facteurs de risque environnementaux (présumés)

Si la majorité des cas de la maladie de Charcot (SLA) sont dits « sporadiques », sans cause génétique identifiée, la recherche s’est largement penchée sur l’influence potentielle de facteurs environnementaux. Ces éléments n’expliquent pas à eux seuls l’apparition de la maladie, mais pourraient agir comme des déclencheurs ou des accélérateurs chez des personnes prédisposées génétiquement ou biologiquement. Il s’agit d’un champ d’étude encore en construction, mais plusieurs pistes sont explorées.

Pesticides, solvants et métaux lourds

Des études épidémiologiques ont mis en évidence un lien statistique entre l’exposition prolongée à certains produits chimiques (pesticides organophosphorés, solvants industriels, plomb, mercure…) et un risque accru de développer une SLA. Ces substances pourraient induire des dommages oxydatifs, perturber le métabolisme cellulaire ou interférer avec les fonctions neuronales. Les professions agricoles ou industrielles sont régulièrement citées dans les cohortes à risque.

Activité physique intense et stress physiologique

Une hypothèse controversée, mais étudiée, suggère que la pratique d’un sport de haut niveau, notamment avec des efforts répétitifs et une sollicitation musculaire extrême, pourrait accroître le risque de développer une SLA. Certains athlètes professionnels (joueurs de football, cyclistes, militaires) ont présenté une surreprésentation dans certaines études. Le lien n’est pas établi avec certitude, mais pourrait s’expliquer par une inflammation chronique, une accumulation de microtraumatismes musculaires ou un stress oxydatif accentué.

Microtraumatismes répétés

Les lésions mécaniques répétées, notamment au niveau du système nerveux périphérique ou de la moelle épinière, sont aussi envisagées comme un facteur de fragilisation des motoneurones. Ce phénomène pourrait favoriser une altération progressive des circuits moteurs.

Stress oxydatif chronique

Le stress oxydatif, c’est-à-dire l’excès de radicaux libres par rapport aux défenses antioxydantes naturelles de l’organisme, est un mécanisme central dans la maladie de Charcot. Certains facteurs environnementaux (pollution, tabac, alimentation déséquilibrée, métaux lourds…) peuvent aggraver ce déséquilibre et contribuer à la vulnérabilité neuronale.

Infections virales ou bactériennes

Des virus neurotropes comme l’herpès, les entérovirus ou certains rétrovirus humains ont été proposés comme déclencheurs potentiels. Ils pourraient entraîner une inflammation chronique du système nerveux ou une dérégulation immunitaire. À ce jour, aucune infection unique n’a été clairement identifiée comme cause de SLA, mais la piste infectieuse continue d’être investiguée, notamment dans les formes à début rapide.

Déséquilibres métaboliques ou immunitaires

Enfin, des anomalies de la réponse immunitaire ou du métabolisme énergétique sont également suspectées. Une inflammation systémique mal contrôlée, un dérèglement du microbiote intestinal, ou des altérations de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique pourraient contribuer à créer un terrain favorable à la dégénérescence neuronale.

En résumé, aucun de ces facteurs environnementaux n’est suffisant à lui seul pour provoquer la maladie de Charcot. Mais leur combinaison, dans un organisme déjà fragilisé par une susceptibilité génétique ou un stress cellulaire latent, pourrait enclencher une cascade pathologique. C’est cette interaction complexe entre terrain et exposition qui guide aujourd’hui les recherches sur la genèse multifactorielle de la maladie.