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Accueil > S'informer > Formes particulières de SLA > Diplégie amyotrophique brachiale (Flail Arm)

Une forme particulière de la SLA qui touche principalement les bras

La diplégie amyotrophique brachiale, également appelée syndrome Flail Arm, SLA spinale de Vulpian ou encore syndrome de l’homme dans le tonneau, est une variante clinique bien identifiée de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Cette forme spécifique de la maladie de Charcot se distingue par une atteinte prédominante des membres supérieurs, avec une dégénérescence progressive des motoneurones spinaux (inférieurs), sans atteinte initiale des membres inférieurs ni des fonctions bulbaire ou respiratoire.

Symptômes : des bras affaiblis en premier lieu

La maladie débute par une faiblesse musculaire progressive des épaules, souvent bilatérale et asymétrique. Cette perte de force s’étend ensuite aux bras, puis aux avant-bras, jusqu’à atteindre parfois les mains. On observe également une amyotrophie (fonte musculaire) visible, ainsi que des fasciculations (tressautements musculaires), des crampes douloureuses et une hypotonie marquée.

Un signe évocateur de cette forme est le syndrome de la tête tombante, dû à l’atteinte des muscles cervicaux responsables du maintien du cou. Contrairement à la SLA classique, les signes d’atteinte des motoneurones supérieurs (tels que la spasticité ou l’hyperréflexie) sont généralement absents ou très discrets. 

Une évolution plus lente que la SLA classique

L’un des aspects notables du syndrome Flail Arm est son évolution beaucoup plus lente. Dans de nombreux cas, la maladie reste localisée aux membres supérieurs pendant plusieurs années, sans atteinte d’autres régions du corps pendant une période pouvant aller jusqu’à 7 ans. Cela signifie que l’espérance de vie des personnes atteintes de cette forme est généralement plus élevée que dans les formes plus classiques de SLA.

Cependant, une distinction est à faire selon l’âge d’apparition :

  • Lorsque la maladie débute plus précocement, l’évolution est souvent plus rapide.
  • Lorsqu’elle apparaît à l’âge adulte avancé, la progression est généralement lente et parfois compatible avec une survie prolongée.

Un profil épidémiologique masculin

Les études disponibles indiquent que cette forme touche plus fréquemment les hommes que les femmes, sans que l’on sache encore précisément pourquoi. Aucune prédisposition génétique claire n’a encore été identifiée pour ce syndrome, bien qu’il s’intègre dans le spectre des formes spinales de la SLA. 

Un diagnostic par élimination et observation dans le temps

Le diagnostic du syndrome Flail Arm repose avant tout sur l’observation clinique rigoureuse et l’évolution des symptômes. Plusieurs examens sont mobilisés pour le confirmer et exclure d’autres pathologies neuromusculaires :

  • Électromyogramme (EMG) : il détecte les signes de dénervation active dans les muscles des membres supérieurs.
  • Stimulation magnétique transcrânienne : permet d’évaluer la fonction du premier motoneurone et de renforcer le diagnostic différentiel.
  • Imagerie cérébrale et médullaire (IRM, scanner) : elles excluent d’autres causes compressives ou tumorales.
  • Biopsie musculaire et analyses génétiques : utiles en cas de doute diagnostique ou de présentation atypique.

Un critère majeur est l’absence prolongée d’atteinte des jambes, du langage ou de la respiration, ce qui permet de la différencier d’autres formes de SLA plus diffuses.

Prise en charge et qualité de vie

Comme pour toutes les formes de SLA, la prise en charge repose sur une approche pluridisciplinaire incluant :

  • La rééducation fonctionnelle pour maintenir la mobilité et limiter la perte musculaire,
  • L’équipement en aides techniques (orthèses, attelles, dispositifs de soutien pour les bras et la tête),
  • Un suivi nutritionnel et psychologique,
  • Et surtout, une surveillance régulière de l’évolution pour anticiper toute extension des symptômes.

Une meilleure compréhension pour une prise en charge personnalisée

La reconnaissance de cette forme spécifique de SLA permet de mieux adapter le suivi et de rassurer les patients. Une progression lente n’est pas rare, et la maladie peut rester longtemps localisée.

La recherche continue d’explorer les mécanismes sous-jacents de cette variante, dans l’espoir de mieux comprendre les sous-types biologiques de SLA et, demain, personnaliser les traitements.