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Un nouveau type de biothérapie utilisant le système de réparation plaquettaire pour traiter la sclérose latérale amyotrophique

Par le Pr Claude Desnuelle, neurologue, vice-président de l’ARSLA

 

Une biothérapie acellulaire basée sur l’utilisation des protéines sécrétées (secrétome) par des plaquettes sanguines, compatible avec le système nerveux central, pourrait permettre de mettre au point une approche neuroprotective de maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson et la SLA ou une approche régénérative après un accident vasculaire cérébral. Les plaquettes sanguines (thrombocytes) sont des petites cellules fabriquées dans la moelle osseuse surtout connues parce qu’elles contiennent des facteurs de coagulation sanguine, et permettent la formation du caillot lors d’un saignement mais possèdent bien d’autres propriétés en particulier un système naturel de réparation (facteurs de croissance PDGF, des protéines plasmatiques globulines et immunoglobulines…). Au cours de ces 10 dernières années, une biothérapie à partir de plaquettes humaines, ayant toutes les qualités de sécurité nécessaires pour une administration intracérébrale et ayant démontré des propriétés neuroprotectrices dans de nombreux modèles expérimentaux a été développée par des travaux conjoints menés dans l’Université de Lille, France, et Taipei Medical University, Taiwan. Cette avancée a été rendue possible grâce à des collaborations avec l’Établissement Français du Sang (EFS), des spécialistes internationalement reconnus des concentrés plaquettaires et des maladies neurodégénératives, ainsi que la startup InVenis Biothérapies.

Une préparation unique, sûre et de qualité clinique de lysat plaquettaire (HPPL, Human Platelet Pellet Lysate), est maintenant breveté. Une administration intra cérébro-ventriculaire (i.c.v.) continue devrait permettre une biodistribution complète dans le système nerveux central au fil du temps et, utilisé en thérapie humaine, de surmonter les problèmes de temps d’action et de focalisation rencontrés pour des thérapie par cellules souches modifiées.

 

L’ARSLA a financé les travaux préliminaires et la biotech InVenis Biothérapies dans le cadre de son appel à projet annuel. Les dons pour la recherche permettent d’entrevoir enfin des pistes thérapeutiques et ouvrent de nouvelles ambitions.

 

Le projet SECRET-GIFT, mené au CHU de Lille en collaboration Université, CHU et INSERM, a pour objectif de démontrer la faisabilité, la sécurité et les premières données d’efficacité de la biothérapie HPPL avec une administration i.c.v. continue chez des patients atteints de SLA à un stade précoce. C’est l’un des 19 projets financés dans le cadre de la 6° campagne des projets de Recherche Hospitalo-Universitaire (RHU) dans l’appel à projets géré par l’Agence nationale en Recherche (ANR).

Ce projet va se développer dans les 3 à 4 ans qui viennent chez des personnes atteintes de SLA. Dans un premier temps la production industrielle du traitement selon les réglementations en vigueur sera nécessaire puis la mise en place d’un essai thérapeutique d’abord de phase précoce dont l’objectif sera de démontrer la faisabilité et l’innocuité de l’administration intracérébrale continue du HPPL chez l’homme. Ce n’est qu’ensuite que pourra se décliner la suite des études cliniques de tolérance et d’efficacité sur un population plus large qui permettront de savoir si cette technique permet de ralentir la pente évolutive de handicap fonctionnel en diminuant l’évolution du score de l’échelle ALSFRS-R et en modifiant le taux de biomarqueurs évolutif de la maladie.

Le caractère novateur et l’originalité de cette nouvelle approche thérapeutique de la SLA mérite d’être souligné et suscite des espoirs d’une meilleure prise en charge.

Notre FAQ

Des éléments de réponse aux questions les plus fréquentes qui nous sont posées sur : le diagnostic, le traitement, le suivi de la maladie, la vie quotidienne, la prise en charge et les aides, la recherche, …

Qu’est-ce qu’un neurone ?

Le neurone est une des cellules composant le tissu nerveux avec les cellules gliales. Les neurones constituent l’unité fonctionnelle du système nerveux et les cellules gliales assurent le soutien et la nutrition des cellules nerveuses. Le système nerveux comprend environ cent milliards de neurones. Le neurone est une cellule dite polarisée avec des prolongements qui conduisent l’information et qui véhiculent les substances nécessaires au bon fonctionnement de la cellule. Les ‘dendrites’ sont des prolongements centripètes allant de la périphérie vers le corps cellulaire. Les axones sont centrifuges et vont du corps cellulaire vers la périphérie. La jonction entre l’axone d’une cellule et les dendrites d’une autre cellule est appelée synapse.

Qu’est-ce qu’un motoneurone ?

Le neurone moteur, également appelé « motoneurone », est une cellule nerveuse spécialisée dans la commande des mouvements. Il existe en fait deux grands types de neurones moteurs, le premier est dit central et se situe dans le cerveau, il achemine le message initial du cerveau jusque dans la moelle épinière. Le second, dit périphérique, débute dans la moelle épinière et achemine le message de la moelle épinière jusqu’aux muscles. Dans les atteintes des neurones moteurs, seules les fonctions motrices sont touchées, il n’existe donc pas de troubles sphinctériens, de troubles de la sensibilité, ni de troubles de l’intelligence.

Quelle est la cause de la SLA ?

Il n’y a pas de cause précise identifiée à l’heure actuelle. Il existe plusieurs hypothèses pour expliquer la dégénérescence du neurone moteur.

Certaines sont en faveur de facteurs environnementaux, d’autres des facteurs endogènes, c’est-à-dire de mécanismes internes produits par l’organisme Aucune étude n’a pour l’instant mis en évidence de mécanisme précis. Les études qui ont été menées jusqu’à présent étaient axées sur l’un ou l’autre facteur. Ces recherches n’ayant rien donné, des études sont menées pour déterminer s’il existe des facteurs croisés entre les facteurs environnementaux et endogènes.

Y’a-t-il plusieurs formes de SLA ?

En fonction du mode de début, on distingue : les formes bulbaires avec l’apparition en premier de troubles de la parole ou de la déglutition et les formes spinales (c’est-à-dire touchant la moelle épinière) avec une apparition initiale sur un des membres. Il existe des SLA dites monoméliques, qui ne touchent qu’un membre, et une variante est la paralysie bulbaire pure qui ne touche que la déglutition et la parole.