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QALSODY, première thérapie commercialement disponible dans l’Union européenne ciblant une cause génétique de la SLA

Comme anticipé dès février dernier (voir communiqué ARSLA du 29 février 2024), Biogen vient d’annoncer il y a quelques semaines que la Commission européenne (CE) a accordé une autorisation de mise sur le marché à QALSODY® (tofersen) pour le traitement des adultes atteints de sclérose latérale amyotrophique liée à une mutation du gène de la superoxyde dismutase 1 (SOD1-ALS). Onze ans après la mise en cause du gène SOD1 dans certaines formes de SLA, une thérapie ciblant cette cause est disponible. QALSODY® est ainsi la première thérapie, commercialement accessible dans l’Union européenne ciblant une cause génétique de la SLA. L’autorisation a été accordée selon une procédure de « circonstances exceptionnelles », recommandée en raison de la rareté de la SOD1-ALS (3% des formes de SLA, environ 1000 personnes touchées en Europe), l’évaluation du rapport bénéfice/risque étant établie comme positive mais des data plus robustes ne pouvant être établis en raison de cette rareté. La désignation orpheline précédemment accordée au médicament est maintenue.

La décision fait suite à une évaluation positive du rapport bénéfice/risque et s’appuie sur un ensemble de preuves données par l’étude de phase 3 VALOR (NCT02623699). Bien que le critère principal d’efficacité de l’étude n’ait pas été statistiquement significatif, une tendance favorable a été observée et une réduction significative des taux plasmatiques des neurofilaments à chaîne légère (NfL), un marqueur de lésions neuronales, a été observée chez les patients traités.

QALSODY® est un oligonucléotide antisens (ASO) de 2° génération produit par les laboratoires Ionis (Ionis-SOD1Rx) dont Biogen a acquis la licence (BIIB607 – Tofersen). Son administration se fait par injection directe mensuelle dans le liquide cérébrospinal. On sait que la protéine SOD1 mutée interfère dans de multiples mécanismes cellulaires conduisant à la mort neuronale. Le rôle de l’ASO est de réguler la traduction du gène SOD1 muté pour en limiter la production c’est-à-dire qu’il réduit la toxicité de la protéine mutée en réduisant sa production, la forme toxique contribuant à la dégénérescence des motoneurones dans la SLA. De fait il existe de très nombreuses mutations différentes possibles dans le gène SOD1, l’efficacité de l’ASO n’est pas la même sur toutes.

L’Académie européenne de neurologie (ENA) a reconnu QALSODY® comme traitement de première intention pour les patients atteints de SOD1-ALS. Biogen, a souligné l’engagement de la société à fournir QALSODY® aux patients atteints de SOD1-ALS dans toute l’Europe le plus rapidement possible. QALSODY® a également été approuvé aux États-Unis et Biogen est en discussion avec les autorités réglementaires d’autres régions.

L’ARSLA exprime son enthousiasme quant à la disponibilité de QALSODY® en Europe, considérant qu’il s’agit d’une première étape majeure du développement de thérapie similaires pour d’autres formes de SLA. Grâce au programme d’accès précoce de Biogen, environ 330 personnes atteintes de SOD1-ALS ont déjà reçu le traitement dans 18 pays de l’UE, dont plus d’une cinquantaine en France, l’ARSLA a milité il y a déjà de nombreux mois auprès de l’ANSM pour la disponibilité en accès précoce du médicament.

Biogen, conduit en ce moment l’étude ATLAS de phase 3 (NCT04856982) pour étudier le potentiel du médicament à retarder l’apparition des symptômes cliniques chez les personnes présymptomatiques porteuses d’une mutation du gène SOD1. En théorie administrée très précocement, dès l’étape de séroconversion des NfL, avant même l’apparition de manifestations clinique, la thérapie devrait prévenir la maladie. Les personnes dans cette situation présymptomatique sont aisément détectables chez les proches des personnes atteintes de SLA chez qui une mutation dans le gène SOD1 est objectivée.

 

Notre FAQ

Des éléments de réponse aux questions les plus fréquentes qui nous sont posées sur : le diagnostic, le traitement, le suivi de la maladie, la vie quotidienne, la prise en charge et les aides, la recherche, …

Qu’est-ce qu’un neurone ?

Le neurone est une des cellules composant le tissu nerveux avec les cellules gliales. Les neurones constituent l’unité fonctionnelle du système nerveux et les cellules gliales assurent le soutien et la nutrition des cellules nerveuses. Le système nerveux comprend environ cent milliards de neurones. Le neurone est une cellule dite polarisée avec des prolongements qui conduisent l’information et qui véhiculent les substances nécessaires au bon fonctionnement de la cellule. Les ‘dendrites’ sont des prolongements centripètes allant de la périphérie vers le corps cellulaire. Les axones sont centrifuges et vont du corps cellulaire vers la périphérie. La jonction entre l’axone d’une cellule et les dendrites d’une autre cellule est appelée synapse.

Qu’est-ce qu’un motoneurone ?

Le neurone moteur, également appelé « motoneurone », est une cellule nerveuse spécialisée dans la commande des mouvements. Il existe en fait deux grands types de neurones moteurs, le premier est dit central et se situe dans le cerveau, il achemine le message initial du cerveau jusque dans la moelle épinière. Le second, dit périphérique, débute dans la moelle épinière et achemine le message de la moelle épinière jusqu’aux muscles. Dans les atteintes des neurones moteurs, seules les fonctions motrices sont touchées, il n’existe donc pas de troubles sphinctériens, de troubles de la sensibilité, ni de troubles de l’intelligence.

Quelle est la cause de la SLA ?

Il n’y a pas de cause précise identifiée à l’heure actuelle. Il existe plusieurs hypothèses pour expliquer la dégénérescence du neurone moteur.

Certaines sont en faveur de facteurs environnementaux, d’autres des facteurs endogènes, c’est-à-dire de mécanismes internes produits par l’organisme Aucune étude n’a pour l’instant mis en évidence de mécanisme précis. Les études qui ont été menées jusqu’à présent étaient axées sur l’un ou l’autre facteur. Ces recherches n’ayant rien donné, des études sont menées pour déterminer s’il existe des facteurs croisés entre les facteurs environnementaux et endogènes.

Y’a-t-il plusieurs formes de SLA ?

En fonction du mode de début, on distingue : les formes bulbaires avec l’apparition en premier de troubles de la parole ou de la déglutition et les formes spinales (c’est-à-dire touchant la moelle épinière) avec une apparition initiale sur un des membres. Il existe des SLA dites monoméliques, qui ne touchent qu’un membre, et une variante est la paralysie bulbaire pure qui ne touche que la déglutition et la parole.