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Face à l’urgence, l’ARSLA interpelle le ministre de la Santé

Ce vendredi 4 avril, l’ARSLA (Association pour la Recherche sur la Sclérose Latérale Amyotrophique) a été reçue par le ministre délégué à la Santé, Yannick Neuder, pour une présentation exceptionnelle autour des enjeux d’accès aux traitements, d’innovation et de recherche dans la SLA. Une rencontre organisée par Le Dauphiné Libéré et tech&fest.

40 ans d’engagement, un système à bout de souffle, et des solutions prêtes à l’emploi

Un message clair : les malades ne peuvent plus attendre.

Durant 20 minutes d’échange intense, l’ARSLA a dressé un tableau sans détour de la réalité que vivent les personnes atteintes de la maladie de Charcot : un système désaligné, lent, parfois absurde, face à une pathologie fulgurante.

« Les patients atteints de SLA se battent avec les forces qu’il leur reste. Cette énergie devrait être consacrée à vivre. Pas à survivre contre un système qui complique tout. »

 

Une maladie révélatrice de toutes les failles du système de santé

Avec 5 nouveaux cas et 5 décès chaque jour, une espérance de vie de 2 à 3 ans, la SLA est un accélérateur de vérité :

  • Accès aux traitements rendu impossible malgré des preuves scientifiques (cf. Qalsody),
  • Parcours de soins morcelé, décourageant,
  • Télésanté et innovations technologiques bridées par des réglementations dépassées.

« Une maladie découverte il y a 150 ans… et toujours aucun traitement curatif. Cela devrait suffire à provoquer un sursaut national. »

 

L’ARSLA propose des solutions concrètes et finançables

Loin de se contenter de dénoncer, l’ARSLA est venue avec un arsenal de propositions structurées :

  • Un fonds dédié à la SLA dans France 2030 ou sur le modèle du fonds Cancer ;
  • Des avances remboursables pour les biotechs en phase clinique, trop souvent abandonnées faute de soutien ;
  • Une plateforme nationale des essais cliniques, comme celle pour Parkinson, pour mutualiser les données et réduire les délais d’évaluation ;
  • Un élargissement des accès compassionnels dès la phase 2, pour les personnes malades exclus des essais.

L’association milite également pour une révision des critères d’évaluation de la HAS, inadaptés aux réalités des maladies rares et évolutives.

 

L’intelligence artificielle, levier majeur sous-exploité

Pionnière sur ce sujet, l’ARSLA a lancé en 2024 le premier appel à projets croisant IA et SLA, et prépare un Hackathon européen, réunissant chercheurs en neurosciences, IA, biotechs et autorités réglementaires. Son objectif : accélérer, décloisonner, débloquer.

  • Mais l’IA, c’est aussi dans le soin quotidien :
  • IA pour détecter les signaux précoces,
  • IA pour adapter les protocoles,
  • IA pour aider les aidants.

« Dans la SLA, chaque jour gagné est une vie prolongée. »

 

Une demande officielle : un 2e rendez-vous de travail

À l’issue de cette rencontre, l’ARSLA a demandé un second rendez-vous de travail, cette fois plus long, pour co-construire des solutions concrètes autour de :

  • La prise en charge à domicile,
  • Les soins palliatifs,
  • La coordination en santé.

« Ce combat est juste. Il concerne chacun de nous. Car demain, la SLA pourrait être la vôtre, ou celle d’un proche. »

 

> Lire le communiqué de Presse

 


À propos de l’ARSLA

Créée en 1985, reconnue d’utilité publique, l’ARSLA est la première association française dédiée à la lutte contre la maladie de Charcot.

Elle accompagne plus de 2 000 personnes par an, prête 1 500 aides techniques, et finance chaque année une douzaine de projets de recherche.

Notre FAQ

Des éléments de réponse aux questions les plus fréquentes qui nous sont posées sur : le diagnostic, le traitement, le suivi de la maladie, la vie quotidienne, la prise en charge et les aides, la recherche, …

Qu’est-ce qu’un neurone ?

Le neurone est une des cellules composant le tissu nerveux avec les cellules gliales. Les neurones constituent l’unité fonctionnelle du système nerveux et les cellules gliales assurent le soutien et la nutrition des cellules nerveuses. Le système nerveux comprend environ cent milliards de neurones. Le neurone est une cellule dite polarisée avec des prolongements qui conduisent l’information et qui véhiculent les substances nécessaires au bon fonctionnement de la cellule. Les ‘dendrites’ sont des prolongements centripètes allant de la périphérie vers le corps cellulaire. Les axones sont centrifuges et vont du corps cellulaire vers la périphérie. La jonction entre l’axone d’une cellule et les dendrites d’une autre cellule est appelée synapse.

Qu’est-ce qu’un motoneurone ?

Le neurone moteur, également appelé « motoneurone », est une cellule nerveuse spécialisée dans la commande des mouvements. Il existe en fait deux grands types de neurones moteurs, le premier est dit central et se situe dans le cerveau, il achemine le message initial du cerveau jusque dans la moelle épinière. Le second, dit périphérique, débute dans la moelle épinière et achemine le message de la moelle épinière jusqu’aux muscles. Dans les atteintes des neurones moteurs, seules les fonctions motrices sont touchées, il n’existe donc pas de troubles sphinctériens, de troubles de la sensibilité, ni de troubles de l’intelligence.

Quelle est la cause de la SLA ?

Il n’y a pas de cause précise identifiée à l’heure actuelle. Il existe plusieurs hypothèses pour expliquer la dégénérescence du neurone moteur.

Certaines sont en faveur de facteurs environnementaux, d’autres des facteurs endogènes, c’est-à-dire de mécanismes internes produits par l’organisme Aucune étude n’a pour l’instant mis en évidence de mécanisme précis. Les études qui ont été menées jusqu’à présent étaient axées sur l’un ou l’autre facteur. Ces recherches n’ayant rien donné, des études sont menées pour déterminer s’il existe des facteurs croisés entre les facteurs environnementaux et endogènes.

Y’a-t-il plusieurs formes de SLA ?

En fonction du mode de début, on distingue : les formes bulbaires avec l’apparition en premier de troubles de la parole ou de la déglutition et les formes spinales (c’est-à-dire touchant la moelle épinière) avec une apparition initiale sur un des membres. Il existe des SLA dites monoméliques, qui ne touchent qu’un membre, et une variante est la paralysie bulbaire pure qui ne touche que la déglutition et la parole.