Devenue un rendez-vous incontournable des chercheur français et francophones, les Journées Recherche, organisées tous les ans par la Filière de Santé FilSLAN en partenariat avec l’ARSLA autour la mi-octobre, arrivent en 2020 à leur 6° édition (JR6 FilSLAN/ARSLA). Elles unissent des objectifs de partage et d’actualisation des connaissances scientifiques dans le thème de la SLA. Traditionnellement organisées dans les locaux de l’ICM à Paris, elles ont cette année, crise COVID oblige, un contexte moins propice aux échanges puisqu’elles se déroulent en un format virtuel numérique, chacun derrière son ordinateur, mais la technologie moderne permet néanmoins des interactions à distance. Elles réunissent de l’ordre de 150 à 200 chercheurs institutionnels et cliniciens, plus de 50 équipes de recherche nationales et européennes sont représentées.
Elles démontrent la dynamique croissante en France de la recherche dans le thème de la SLA. Programmées selon un schéma maintenant bien rodé, elles comprennent 3 sessions thématiques introduites par une conférence sénior d’actualité, une session composée d’une sélection de programmes de recherche financés par l’ARSLA, d’une table ronde cette année consacrée au thème du continuum SLA/DLFT et de 2 sessions posters. Les sessions scientifiques et posters, composées à partir d’un appel à communication (cette année plus de 50 résumés reçus) sont l’occasion stimulante pour de jeunes chercheurs de faire connaitre l’avancée de leurs travaux. Quatre communications sont récompensées par un prix ARSLA Jeunes Chercheurs après sélection par un jury émanant de son Conseil Scientifique.
Une caractéristique évolutive cette année : un grand nombre de communications sur le thème des traitements ou des pistes potentiellement prometteuses. Les résumés des conférences et des communications sont réunis ci-dessous (disponible sur https://portail-sla.fr/jr6-2020/)
Pr C Desnuelle – Coordinateur national FilSLAN
Des éléments de réponse aux questions les plus fréquentes qui nous sont posées sur : le diagnostic, le traitement, le suivi de la maladie, la vie quotidienne, la prise en charge et les aides, la recherche, …
Le neurone est une des cellules composant le tissu nerveux avec les cellules gliales. Les neurones constituent l’unité fonctionnelle du système nerveux et les cellules gliales assurent le soutien et la nutrition des cellules nerveuses. Le système nerveux comprend environ cent milliards de neurones. Le neurone est une cellule dite polarisée avec des prolongements qui conduisent l’information et qui véhiculent les substances nécessaires au bon fonctionnement de la cellule. Les ‘dendrites’ sont des prolongements centripètes allant de la périphérie vers le corps cellulaire. Les axones sont centrifuges et vont du corps cellulaire vers la périphérie. La jonction entre l’axone d’une cellule et les dendrites d’une autre cellule est appelée synapse.
Le neurone moteur, également appelé « motoneurone », est une cellule nerveuse spécialisée dans la commande des mouvements. Il existe en fait deux grands types de neurones moteurs, le premier est dit central et se situe dans le cerveau, il achemine le message initial du cerveau jusque dans la moelle épinière. Le second, dit périphérique, débute dans la moelle épinière et achemine le message de la moelle épinière jusqu’aux muscles. Dans les atteintes des neurones moteurs, seules les fonctions motrices sont touchées, il n’existe donc pas de troubles sphinctériens, de troubles de la sensibilité, ni de troubles de l’intelligence.
Il n’y a pas de cause précise identifiée à l’heure actuelle. Il existe plusieurs hypothèses pour expliquer la dégénérescence du neurone moteur.
Certaines sont en faveur de facteurs environnementaux, d’autres des facteurs endogènes, c’est-à-dire de mécanismes internes produits par l’organisme Aucune étude n’a pour l’instant mis en évidence de mécanisme précis. Les études qui ont été menées jusqu’à présent étaient axées sur l’un ou l’autre facteur. Ces recherches n’ayant rien donné, des études sont menées pour déterminer s’il existe des facteurs croisés entre les facteurs environnementaux et endogènes.
En fonction du mode de début, on distingue : les formes bulbaires avec l’apparition en premier de troubles de la parole ou de la déglutition et les formes spinales (c’est-à-dire touchant la moelle épinière) avec une apparition initiale sur un des membres. Il existe des SLA dites monoméliques, qui ne touchent qu’un membre, et une variante est la paralysie bulbaire pure qui ne touche que la déglutition et la parole.