Pr David Devos
David Devos est Docteur en Neurologie, Docteur en Neurosciences et Professeur en Pharmacologie Médicale au CHU de Lille (INSERM U1172). Il dirige l’équipe de recherche en Neurosciences Degenerative and Vascular Cognition Disorders (Troubles Cognitifs Dégénératifs et Vasculaires, U1172). Son principal domaine de recherche concerne le développement de stratégies thérapeutiques innovantes dans les maladies neurodégénératives. Il a obtenu plusieurs prix : Prix de l’innovation européenne, Prix des étoiles européennes, étoiles du Nord de la France, Prix scientifique européen de pharmacologie, Fondation universitaire, I-SITE-ULNE, ILAB, Prix DeepTech, Recherche Hospitalo-Universitaire… Il a également obtenu 6 brevets conduisant à 2 transferts industriels pour lesquels il a cofondé 2 Start-ups issues de l’équipe de recherche. Il est également consultant et directeur de recherche au centre expert de la maladie de Parkinson (PD) et de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) de Lille. Enfin, il co-coordonne les réseaux français de la maladie de Parkinson (NS-Park-F-CRIN) et de la SLA (ACT4ALS-MND).
Pr Pascal Branchereau
Pascal Branchereau est Professeur en Neuroscience et Enseignant-Chercheur au sein de l’Institut de Neurosciences Cognitives et Intégratives d’Aquitaine (INCIA – UMR 5287) de Bordeaux Neurocampus. Il est également chef de l’équipe de recherche Motoneurones et partenaires synaptiques. Ses travaux portent sur les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement précoce de la transmission synaptique inhibitrice au niveau des motoneurones de la moelle épinière. La synapse est le lieu de connexion entre deux neurones, c’est là que des molécules peuvent être transmises d’un neurone à un autre. Le Pr Branchereau s’intéresse donc particulièrement à la transmission inhibitrice au niveau de la synapse, et plus particulièrement encore à son développement. Son équipe a pu montrer que cette transmission inhibitrice était dysfonctionnelle chez des souris SLA avant même la naissance (dans un temps périnatal pour être précis), tandis que les symptômes de la maladie se déclenchent plus tard dans la vie de l’animal. Ces résultats indiquent donc que la maladie pourrait avoir une origine neurodéveloppementale, c’est-à-dire qu’elle se mettrait en place dès le développement du système nerveux.
Dr Séverine Boillée
Séverine Boillée a obtenu un doctorat en Neurosciences sur les interactions motoneurones/glie. Elle a ensuite rejoint le laboratoire du Pr D. W. Cleveland, à San Diego, où elle a été à l’origine de la découverte de l’implication des cellules microgliales (cellules immunitaires du système nerveux) dans la dégénérescence des motoneurones dans la SLA. Elle est actuellement Directeur de Recherche à l’INSERM et dirige l’équipe Causes de la SLA et mécanismes de la dégénérescence motoneuronale à l’Institut du Cerveau – ICM (INSERM/ CNRS/ Sorbonne Université), sur le site de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
Pr Chantal Sellier
Chantal Sellier a obtenu un doctorat en Biologie Cellulaire et Génétique à l’Université des sciences et de technologies Lille 1. Aujourd’hui, elle est Chargée de Recherche INSERM au sein d’une équipe de recherche au Centre de Biomédecine de Strasbourg (CBS) qui se consacre à laSLA. Ses recherches portent sur l’identification des mécanismes moléculaires et cellulaires à l’origine de la SLA lorsqu’elle est due à des mutations des gènes NUP50 et FUS.
Pr Pascal Leblanc
Pascal Leblanc est chercheur CNRS au sein de l’Institut NeuroMyoGène-Physiopathologie et Génétique du Neurone et du Muscle (INMG-PGNM). Au sein de l’équipe du Pr L. Schaeffer, il s’intéresse aux mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans les processus pathologiques d’agrégation de protéines prion et prion-like dans les maladies neuromusculaires et neurodégénératives, en particulier dans la SLA. Ses expertises concernent les processus d’agrégation des protéines prion-like pathologiques et leur mode de dissémination sous forme d’agrégats libres ou via des vésicules extracellulaires (des sortes de taxis à molécules naturellement produits par les cellules). Il a été précurseur dans l’étude des interactions entre les protéines prion et les agents viraux et leur rôle possible dans les maladies neurodégénératives.
Dr Claire Guissart
Claire Guissart est Praticienne Hospitalière et Généticienne Moléculaire au CHU de Nîmes, où elle est responsable du laboratoire de biologie médicale de référence pour le diagnostic génétique de la SLA. Elle est également coordinatrice de l’interprétation des génomes sur la plateforme Auragen pour cette même indication. Affiliée à l’Institut des Neurosciences de Montpellier, elle fait partie de l’équipe Motoneuron Disease: Pathophysiology and Therapy (Maladie du Motoneurone : pathophysiologie et thérapie). Son axe de recherche principal est l’identification de nouveaux gènes et l’étude des mutations d’épissages (une étape très importante dans la fabrication de l’ARN) dans la SLA et la dégénérescence frontotemporale.
Dr Cécile Martinat
Après avoir complété un doctorat en biologie cellulaire à l’Institut Pasteur, Cécile Martinat a rejoint l’Université Columbia à New York, où elle a commencé à explorer l’utilisation de cellules souches embryonnaires humaines pour faire progresser la compréhension des mécanismes physiopathologiques associés à la maladie de Parkinson. Par la suite, elle a rejoint l’Institut I-Stem en 2005 puis l’INSERM en 2007. Depuis 2015, Cécile Martinat dirige l’unité Mixte de Recherche 861 de l’Institut I-Stem, dédiée à l’évaluation du potentiel thérapeutique des cellules souches pluripotentes humaines pour les maladies monogéniques, avec des applications à la fois en thérapie cellulaire et en criblage de médicaments.
Dr Caroline Rouaux
Caroline Rouaux est Directrice de Recherche à l’INSERM et dirige l’équipe SLA/DFT au sein de l’unité INSERM 1329 située au Centre de Recherche en Biomédecine de Strasbourg (CRBS). Ses travaux sont entièrement dédiés à l’étude de la SLA, et se concentrent en particulier sur la contribution du cortex cérébral, où sont situés les neurones moteurs supérieurs qui dégénèrent au cours de la maladie. Les projets de son équipe emploient des approches complémentaires de génétique, transcriptomique et d’électrophysiologie sur des animaux modélisant la maladie ainsi que chez les patients. Le but estd’élucider les mécanismes moléculaires de la dégénérescence des neurones moteurs supérieurs et de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques, mais également de découvrir et tester de nouveaux outils diagnostiques et thérapeutiques. https://step.unistra.fr/sla-dft/thematiques-de-recherche/cortex-cerebral-sla/
Dr Emilien Bernard
Emilien Bernard est docteur en Neurologie et coordinateur du centre de référence maladie rare consacré à la SLA et aux autres maladies rares du motoneurone de Lyon (Hôpital Pierre Wertheimer, CHU de Lyon). Membre du bureau de la FILSLAN ainsi que du réseau de recherche clinique ACT4ALS-MND, il participe à de nombreux essais cliniques internationaux sur la SLA. Il est également rattaché à l’Institut NeuroMyoGène qui étudie les origines génétiques de la maladies et tâche de trouver des marqueurs biologies qui attestent de la maladie. Emilien Bernard s’intéresse en particulier à la génétique clinique : conseil génétique, suivi des patients présymptomatiques, traitement par oligonucléotides antisens (même type de molécule que le tofersen), découverte de nouveaux gènes causaux ou description de nouveaux phénotypes.
Pr Hélène Blasco
Professeure des Universités et Praticienne Hospitalière (PU-PH) au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours, Hélène Blasco travaille plus particulièrement au Laboratoire de biochimie et biologie moléculaire. Ses recherches se déclinent selon plusieurs axes autour de la SLA. Tout d’abord, l’utilisation d’analyses omiques pour identifier des biomarqueurs de la maladie, comprendre ses mécanismes physiopathologiques et évaluer l’effet de candidats médicaments. Ensuite, développer des méthodes utilisant l’IA pour améliorer les outils de diagnostics et de pronostic à partir des données collectées par des tests de routine tels qu’une prise de sang. Et enfin, le développement d’approches thérapeutiques innovantes ciblant en particulier la protéine dysfonctionnelle TDP-43 dans la SLA.
Dr Florence Esselin
Florence Esselin est Docteure en Neurologie et Praticienne Hospitalière au CHU de Montpellier, plus particulièrement à la Clinique du Motoneurone et Pathologies Neuromusculaires. Son activité est partagée entre le centre expert SLA et le centre expert Neuromusculaire du CHU Gui de Chauliac. Elle participe activement à la recherche clinique, orientant son travail sur la neurophysiologie, la génétique et les biomarqueurs.
Dr Aude-Marie Grapperon
Aude-Marie Grapperon est Neurologue au Centre SLA et Maladies Neuromusculaires à Marseille, plus particulièrement à l’Hôpital de la Timone (Assistance Publiques-Hôpitaux de Marseille). Son travail de recherche s’axe sur la neurologie et les neurosciences, elle a notamment travaillé au développement de techniques d’imageries médicales pour la SLA.
Pr Gwendal Le Masson
Gwendal Le Masson est Professeur des Universités et Praticien Hospitalier en Neurologie au CHU de Bordeaux. Il y est notamment chef du service neurologie et maladie neurodégénératives et responsable de deux unités : le centre de référence SLA et l’unité d’hospitalisation nerf muscle. Il a été Lauréat du Prix Fabrice Le Mouhaër 2020 de la Fondation pour la Recherche Médicale pour son travail sur la fourniture énergétique des cellules. Avec son équipe, il a identifié une protéine issue d’un virus qui permet de rétablir le niveau énergétique des cellules à un niveau quasi-normal. Son travail se focalise sur le fonctionnement de cette protéine pour établir si elle peut servir de thérapie à la SLA.
Michel Perozzo (représentant patients SLA)
Michel Perozzo a reçu son diagnostic SLA le 23 juin 2015. Il a dédié 27 années de sa vie à l’industrie pharmaceutique, dont 10 au Japon. Il a changé 8 fois de nom de société, mais démissionné une seule fois.
Après des débuts dans la finance, il passe par le marketing avant de devenir responsable d’une business unit chez GSK France. En 2009, il devient président du laboratoire ViiV Healthcare joint-venture, née du rapprochement des activités de recherche et de développement de Pfizer et de GSK dans le domaine du VIH.
Il a notamment participé aux plans de développement de plusieurs antirétroviraux (médicaments contre les infections dues à un rétrovirus tel que le VIH), ainsi qu’à la définition de la stratégie de prix pour deux médicaments, en France.