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Accueil > S'informer > Génétique et biologie de la SLA > Tests génétiques et conseil génétique (SLA)

La progression des connaissances génétiques dans la SLA a profondément transformé les pratiques médicales. Là où les tests génétiques étaient autrefois réservés aux cas familiaux clairement identifiés, ils sont désormais envisagés pour un nombre croissant de patients. Mais ces analyses nécessitent une information rigoureuse, un accompagnement humain, et une réflexion éthique approfondie.

Qui peut bénéficier d’un test génétique ?

Aujourd’hui, un test génétique est systématiquement proposé aux personnes atteintes de SLA dans les cas suivants :

  • En présence d’antécédents familiaux de SLA ou de démence fronto-temporale (DFT),
  • Chez des patients jeunes, avec des formes précoces (avant 50 ans),
  • Si des symptômes atypiques suggèrent une forme génétique (atteinte cognitive, extrapyramidale, début très lent ou très rapide).

De plus en plus de centres SLA proposent aussi un test génétique dans les formes sporadiques, dans un cadre de recherche ou de médecine personnalisée, notamment en cas de volonté de participer à un essai thérapeutique ciblé (comme avec Tofersen pour la mutation SOD1).

En quoi consiste le test génétique ?

Le test consiste à prélever un échantillon de sang (ou parfois de salive), dans lequel l’ADN est analysé pour rechercher des mutations dans un ou plusieurs gènes. Il peut s’agir :

  • d’un test ciblé, qui analyse un ou quelques gènes spécifiques (ex. SOD1, C9ORF72),
  • ou d’un panel multigénique, qui explore simultanément plusieurs dizaines de gènes associés à la SLA ou à d’autres pathologies neurodégénératives.

Les tests sont réalisés dans des laboratoires de génétique agréés. Le délai de rendu peut varier de quelques semaines à plusieurs mois selon la complexité de l’analyse.

Pourquoi proposer un conseil génétique ?

Un test génétique ne se résume pas à un résultat positif ou négatif. Il peut révéler des informations complexes, voire incertaines (variantes de signification inconnue), et avoir un impact psychologique et familial important.

C’est pourquoi un conseil génétique est systématiquement proposé, avant et après le test, pour :

  • expliquer les enjeux du test et recueillir un consentement éclairé,
  • accompagner la personne dans la compréhension des résultats,
  • évaluer les conséquences potentielles pour les proches (enfants, frères et sœurs, neveux…),
  • anticiper une éventuelle demande de test familial chez des personnes asymptomatiques.

Ce conseil est réalisé par un médecin généticien ou un neurologue formé, parfois accompagné d’un psychologue.

Les tests pour les apparentés : une décision intime et encadrée

Chez les personnes asymptomatiques, apparentées à un patient porteur d’une mutation connue (par exemple enfant, frère ou sœur), un test prédictif peut être proposé. Il s’agit d’une démarche hautement encadrée, qui ne peut être entreprise qu’après un suivi médical et psychologique structuré.

Certaines personnes souhaitent connaître leur statut génétique pour anticiper l’avenir, participer à la recherche, ou prendre des décisions de vie. D’autres préfèrent ne pas savoir. Les deux choix doivent être respectés.

En France, le test prédictif est volontaire et soumis à un protocole spécifique, avec plusieurs consultations (avant, pendant, après), comme cela existe aussi pour d’autres maladies à transmission génétique (ex. : maladie de Huntington).

Un enjeu pour la recherche et la médecine personnalisée

Les tests génétiques permettent non seulement de comprendre les mécanismes de la SLA, mais aussi de cibler des traitements innovants. Le développement du Tofersen, traitement de la mutation SOD1, en est un exemple concret.

De nombreuses études cliniques en cours nécessitent l’identification précise des mutations. Ainsi, le dépistage génétique devient une condition d’accès aux essais thérapeutiques de demain.

Cette approche soulève aussi des défis : comment informer équitablement les patients ? Comment garantir l’éthique du dépistage dans des situations de vulnérabilité ? Quelle place pour l’IA dans l’interprétation des variants génétiques ?